LA CULTURE LUTTE

APPEL À LA MOBILISATION…
contre les coupes budgétaires annoncées !

Genève, le 20 avril 2017

Le Conseil Municipal de la Ville de Genève se réunira les 25 & 26 avril pour délibérer et voter le budget 2017. Fin 2016, les comptes de la Ville de Genève étaient bénéficiaires de 32,5 millions. Aujourd’hui, le Conseil administratif et la droite élargie proposent des coupes de 5,8 millions, dont plus de 1,6 million dans le département de la culture.

Allons toutes & tous assister aux débats publics vêtu.e.s de noir et arborant le logo de La Culture Lutte (T-shirts et badges en vente sur place) afin de manifester notre désaccord contre l’appauvrissement culturel qui s’annonce! Mobilisons-nous pour rappeler les référendums et le résultat de la votation populaire du 5 juin 2016!

Quand: les 25 & 26 avril de 17h à 19h et de 20h30 à 23h. En cas de budget non-voté, les débats se poursuivent le 27 avril de 17h à 19h et de 20h30 à 23h, voire même durant la nuit du 28 avril de minuit à 8h du matin.

Où: Rue de l’Hôtel de Ville 2, Genève. Entrer dans la cour et accéder aux tribunes du 2ème étage par l’escalier qui se trouve sur la gauche.

Pas de banderoles autorisées dans l’enceinte. Prenez vos cartes d’identité.

Partagez l’Appel à Mobilisation autant que possible : de bouche à oreille, par téléphone, par sms, par mail, par fax, par Facebook, par pigeon voyageur, par bouteille à la mer…


Annonce mercredi 01 février 2017 – lettre concernant la mise en œuvre du désenchevêtrement, 391 signatures!

La Culture Lutte a envoyé en date du mardi 31 janvier  un courrier pour affirmer son désaccord par rapport à la mise en œuvre du désenchevêtrement dans le domaine de la culture. Il a été adressé à la Conseillère d’Etat (DIP), au Conseiller administratif (DCS), aux député.e.s du Grand Conseil de Genève, aux conseiller.e.s municipaux.ales de la Ville de Genève, au Président de l’association des communes genevoises, aux membres du Conseil consultatif de la culture, au Président du Fonds genevois de répartition des bénéfices de la Loterie Romande, au Président de la fondation Pro Helvetia.

Vous pouvez le lire en cliquant sur ce lien ou télécharger le pdf.



Le mouvement La Culture Lutte est né de la nécessité de se rassembler pour défendre et développer les liens entre les artistes et acteurs culturels face aux attaques budgétaires et réglementaires. Aujourd’hui, ces attaques se durcissent, se répandent dans notre quotidien et se poursuivent.

Le Mouvement la Culture Lutte a grandement contribué à l’annulation des coupes budgétaires en ville de Genève lors des votation du 5 juin 2016 et nous pensons qu’il peut continuer à être un outil pour les artistes et les acteurs culturels afin de réagir aux décisions qui mettent en péril notre contribution à la qualité de vie de notre région. Mais il peut surtout être un outil pour agir, de façon autodéterminée pour que nous puissions continuer à vivre et partager nos pratiques au sein de l’écosystème culturel ancré dans la Cité.

La Culture Lutte, saison 2

De façon à définir ensemble la suite du Mouvement, à nous informer les uns et les autres et à organiser nos actions, nous vous invitons à participer à nos séances plénières.

C’est la nécessité qui à fait naitre le Mouvement, c’est la nécessité qui doit justifier de sa pérennisation.

1) Les attaques contre les fonds publics destinés à la culture (et au social) se durcissent et vont se poursuivre. Nous sommes dans une des régions les plus riches du monde mais le principe de redistribution et de régulation par l’Etat est systématiquement dé-ligitimé.

2) Notre culture est celle d’une démocratie critique, et c’est bien cette culture-là qui est attaquée: les moyens de l’exercer sont attaqués, les lieux où elle se cultive sont attaqués, les services publics qui la supportent sont attaqués, les gens qui la défendent sont attaqués personnellement.

3) L’attaque linéaire et frontale a été combattue et on a gagné. Mais ils ont appris et vont maintenant saucissonner leurs attaques de façon ciblée. Serons-nous capable de nous mobiliser sur des actions qui ne nous concernent pas au premier chef?

4) Si nous estimons que l’union fait la force, nous pouvons développer le Mouvement La Culture Lutte comme une plate-forme d’échange d’information et de coordination. Les Plénières et les outils internet doivent servir à faire remonter de l’information, la partager et si besoin de coordonner des actions de préventions et de lutte.

5) Coordonner, ça veut dire ne jamais se substituer aux associations, acteurs ou courants, ne jamais être, par défaut, l’interlocuteur alibi du monde politique. Le Mouvement La Culture Lutte pourrait être principalement un espace de coordination et de services aux artistes, de contact et d’échange direct avec les habitants.

6) L’esprit est celui du partage, de la découverte et de la lutte. Finalement, chacun isolé dans nos pratiques, dans nos arts, nous ne savons pas grand-chose de l’organisation de nos secteurs, notamment dans nos rapports avec les pouvoirs publiques.

7) Nous avons envie de donner envie aux artistes de se sentir légitimes pour participer, de toutes les façons possibles, des plus discrètes aux plus voyantes, à la lutte pour la défense de la culture dans notre démocratie.

8) Organiser, à travers les réunions de réflexions, des débats d’idées et des rencontres, des tables rondes qui nourrissent notre réflexion par le partage d’expériences faites ici, en Suisse ou dans le monde. Par exemple; quelle place pour la culture dans les cités? quelles ressources pour son financement? quels rapport avec les partis politiques, les élus et l’économie? quel type d’organisation citoyenne est la démocratie participative? etc.

Pour toutes ces raisons et bien d’autres, nous pensons que le mouvement a de l’avenir et nous encourageons tout le monde à participer selon ses possibilités.

La démocratie ne s’use que si on ne s’en sert pas.


La population dit clairement son soutien à la culture et au social

Déclaration du 5 juin 2x non aux coupes budgétaires en Ville de Genève

Nous somme soulagés de la décision du peuple qui a refusé les coupes dans les budgets sociaux et culturels de la ville. La population a compris la brutalité de ces coupes, leurs conséquences dévastatrices sur un secteur déjà fragile, et l’erreur d’appréciation des politiques qui refusent de voir l’impact positif que les arts et la culture amènent sur les plans sociaux, économiques et touristiques pour une région.

Cette campagne nous a amené à partager de manière explicite avec la population ce que nous partagions déjà de façon implicite. Notre travail artistique est fondé sur notre capacité d’inventer, d’innover, de fabriquer et de produire des objets et des œuvres qui n’existent pas encore, mais aussi de diffuser ou de renouveler ce qui a été inventé par d’autres durant les siècles passés. Ce travail, ces productions se partagent avec la population dans les salles de concert, les festivals, les cinémas, les théâtres, les espaces d’exposition, les librairies et dans l’espace urbain.

Les échanges que nous avons eu avec la population durant ces quelques mois ont révélé que la politique politicienne menée notamment sur les questions budgétaires ne défend plus de valeurs que l’on peut partager ou au contraire combattre. La politique politicienne règle des comptes à l’interne, en vase clos, prenant en otage des citoyens souvent désabusés. Nous avons tenté, par nos actions, de remobiliser ces citoyens à exercer leurs droits démocratiques.

Nous n’avons rien fait d’autre que ce que nous faisons quotidiennement : questionner, proposer, transformer.
C’est notre force, c’est notre contribution au monde et la population a compris qu’au delà des goûts et des couleurs, cette vivacité et cette diversité de pensée est essentielle. Unis, nous ne nous sommes pas laissé intimider, avons affirmé et affirmons aujourd’hui la légitimité de notre travail, de notre présence, de notre diversité qui répondent aux besoins de la population.

  • Nous saluons la formidable mobilisation des acteurs culturels de Genève. Cependant, nous ne faisons pas d’illusions. Nous devrons continuer à lutter pour défendre et valoriser la diversité et la qualité du tissu artistique, culturel et social. D’autres projets menacent de façon encore plus radicale l’équilibre entre les soutiens publics et privés, les structures, institutions, artistes et acteurs culturels et la population :
    Par exemple :
  • le désenchevêtrement, qui va accentuer les coupes opérées déjà au niveau du canton.
  • la LRDBHD, loi régissant les lieux culturels et les débits de boissons, qui est totalement inadaptée au mode de gestion des infrastructures culturelles et va péjorer la qualité des services et les liens que nous tissons auprès du public.
  • De nouvelles contraintes administratives et financières inopérantes, qui coûtent plus cher qu’elles ne soutiennent, et alourdissent le travail de tout un secteur d’activité.

Genève est une ville internationale, attachée à la démocratie, fortement marquée par l’humanisme, la pensée ainsi que par la diversité et la qualité de sa production artistique. Cette diversité et cette qualité sont le fruit d’une subtile alchimie entre la population, le terrain de la création et les soutiens publics bâtis sur plusieurs générations.
Nous nous réjouissons du signal positif que donne cette votation à toutes les personnes qui, au quotidien, s’engagent pour la culture, la création, et la diffusion des arts dans notre société. Nous espérons que ce signal sera entendu par les élu-e-s qui reprendront peut-être enfin le dialogue rompu ces derniers mois et les aidera à tenir compte de nos spécificités et des besoins d’une société ouverte et dynamique.

Merci à tout ceux qui ont contribué à ce résultat fort!
l’équipe de la culture lutte


 

le matériel affiches, t-shirts, badges et flyers à disposition au Vélodrome – atelier 416-1 · 2, rue du Vélodrome ou à l’AMR · 10 rue des Alpes

MERCI POUR VOTRE SOUTIEN
CCP 14-608123-8

Association de soutien au mouvement La Culture Lutte
20 quai du Cheval-Blanc – 1227 Les Acacias

 

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image Sophie leMeillour travail de personnage jockey de ceciestunlapin
de Cerise Rosier


MANIFESTE

Artistes et acteurs culturels,

Longtemps menacée, la culture est aujourd’hui attaquée frontalement et doit être défendue. Ce sont non seulement nos métiers et nos lieux de travail qui sont en sursis, mais plus largement la place indispensable de la culture dans notre société. Il s’agit d’être forts, solidaires et montrer que nous ne nous laisserons pas faire.

La majorité du Grand Conseil n’a plus qu’un seul objectif, couper dans les services publics, la protection sociale et l’emploi. Elle a réussi à imposer un cadre comptable et marchand qui réduit l’ensemble des activités orientées vers l’éducation, le soin, le travail critique et l’ouverture créative à la seule question du coût et de la rentabilité. Ainsi, depuis plusieurs années, toutes les baisses d’impôts n’ont eu pour but que d’amputer l’État de ses tâches redistributives et de ses responsabilités envers les plus faibles, les personnes âgées, les travailleurs précaires, les handicapés et, plus fondamentalement encore, le maintien d’une société véritablement plurielle.

C’est dans ce contexte que les artistes et acteurs culturels sont aujourd’hui en danger. Les lieux et structures subventionnés ont reçu un courrier leur annonçant une coupe importante de leur subvention, exigeant une diminution de leur charge salariale alors même que les acteurs culturels venaient d’exiger davantage d’aide pour leur prévoyance sociale. Moins visibles et plus fragiles, les artistes au bénéfice de financements ponctuels sont aujourd’hui également dans le collimateur des pouvoirs publics qui savent la facilité de couper là où personne n’est en mesure de réagir avec force.

C’est encore la culture, dans son essence même, qui est menacée lorsque le Conseil d’Etat s’en prend à nos manières de faire, de nous organiser et de nous auto-financer en s’attaquant, à l’instar de l’Usine, à nos buvettes au prétexte du respect d’une loi inadaptée et aseptisante.

Sans mobilisation massive des milieux culturels, aux côtés des fonctionnaires, des maçons et d’une population qui refuse de voir la société dans laquelle nous vivons réduite à des questions de rentabilité et de sécurité, c’est bien davantage que nos subventions que nous allons perdre!

Nous comptons sur vous. Soyons forts, soyons bruyants!

Mouvement des artistes et acteurs culturels à Genève*


*Appel lancé par  l’ensemble des personnes suivantes: Daniel Christov, Sami Etnatcha, Coline Davaud, Hélène Mateev, Laurence Wagner, Elena Monteisinos, Roderic Mounir, Elisa Murcia Artengo, Justine Beaujouan, Matthieu Hardouin, Clément Demaurex, Sam Charbonnaz, José Lillo, Céline Mazzon, Thibault Eigenmann, Dominique Rovini, Zabou Jaquet, Estelle Germain, Yan Duvendak, Stéfanie Prezioso, Yann Marussich, Nicole Simon-Vermot, Anne Davier, Séverine Garat, Lucas Pattaroni, Alexandre Bianchini, Alexandra Maurer, Vincent Bertholet, Leïla Kramis, Mathieu Menghini, Claire Goodyear, Laurence Favre, Cosima Weiter, Gabriel Alvarez, Barbara Giongo, Séverin Guelpa, Nathaly Sugnaux Hernandez, Olivier Gurtner, Nicole Borgeat, Sandro Rossetti, François Tschumy, Ariane Arlotti, Natacha Jaquerod, Alex Iordachescu, Mélanie Fréquin, Olivier Schwegler, Bruno, Gonzague Bochud, Pascal Knoerr, Kate Reidy, Ulysse Prevost, Julie Deccarroux, Julie Semoroz, Philippe Macasdar, Boris Meister, Antoine Cramatte, Maud Pollien, Frédéric Post, Serge Boulaz, Carole Rigaut, Richard Le Quellec, Madeleine Amsler, Jérôme Massard